Espace Libres savoirs et organismes de formation font le bilan à Amboise
 

Espace Libres savoirs et organismes de formation font le bilan à Amboise

par Kogito. Le 30/09/20 18:48. Localisation : 18, 28, 36, 37, 41, 45.
|
L’équipe d’animation et de professionnalisation Libres savoirs et la Région Centre-Val de Loire ont organisé trois rencontres départementales, fin septembre, afin de faire le bilan de 2020 et de préparer l’année à venir.

Les espaces Libres savoirs (ELS) et les organismes de formation d’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher se sont réunis, lundi 21 septembre, pour la première rencontre départementale organisée en présentiel au Greta d’Amboise par l’équipe d’animation et de professionnalisation Libres savoirs et la région Centre-Val de Loire. Les deux autres rencontres départementales se sont déroulées le 22 septembre à Vierzon pour le Cher et l'Indre, et le 24 septembre à Châteaudun pour l'Eure-et-Loir et le Loiret.

La Région a dans un premier temps procédé à un état de réalisation des actions de formation Visas les chiffres de la réalisation des Visas 2020, « loin d’être bons mais pas catastrophiques compte tenu des effets du confinement lié à la pandémie. » Au 18 septembre, 52% d’apprenants ont été inscrits dans une formation contre 74% en 2019 à la même période. « Néanmoins depuis début septembre nous constatons une belle relance des activités des organismes de formation et d’une progression rapide des inscriptions. » Ces formations attirent notamment des publics spécifiques, qui représentent « un enjeu très important » pour la Région. Parmi eux, 14% sont bénéficiaires du RSA, 13% sont des travailleurs handicapés et 15% sont des jeunes de moins de 26 ans. « Ces chiffres, il faut les mettre dans le contexte de la crise sanitaire. Nous n'avons jamais vécu une période aussi grave avec des conséquences aussi dramatiques sur l’activité socio-économique du pays donc évidemment les organismes sont impactés, les esprits aussi. »

Dans la matinée, les ELS ont également eu un temps de parole autour de la reprise d’activité post-confinement, de leurs perspectives de travail et de leurs besoins. La crainte du public de revenir en présentiel, la difficulté à reprendre le contact avec les partenaires, le besoin de formation et d'accompagnement des formateurs pour gérer à la fois le distanciel et le présentiel, les nouvelles manières de communiquer en direction des publics ou encore le rôle des prescripteurs dans l’orientation des stagiaires a notamment été évoqué.

L’après-midi, des représentants d’organismes de formation et de la Mission locale ont rejoint le groupe. L’objectif était d’échanger autour de quatre thématiques (en regard du contexte de la pandémie et des exigences liées aux gestes barrières et principe de précaution, des craintes générées : nécessité d’évolution dans les modalités de captation du public, relations partenariales, organisation interne de l’organisme de formation et modalités pédagogiques). Il s’agit de trouver rapidement des solutions adéquates au contexte actuel à mettre en place dans les établissements. Ce sont principalement les relations partenariales qui ont été évoquées, notamment la manière dont elles pourraient être améliorées. La discussion a tourné autour de l’entretien et du renouvellement des liens avec les prescripteurs, du besoin d’adapter la communication au contexte actuel, de la participation des organismes de formation à des réunions internes de leurs partenaires et à des événements tels que la journée de l’illettrisme ou des forums…

"Covid ou non, nous sommes dans un mouvement de transformation et nous devons l’accompagner"

Pour clore cette rencontre, les participants ont reçu la visite d’Isabelle Gaudron, vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire, déléguée à la formation professionnelle, à l’insertion et à l’orientation. « Les Visas Libres savoirs sont toujours notre laboratoire d’innovation. Pendant la crise sanitaire, quand il a fallu passer aux formations à distance, nous avons vu que vous aviez un coup d’avance par rapport à d’autres : ce sont en effet des pratiques que vous aviez déjà initiées et testées via la plateforme Syfadis. Gardez toujours ce temps d’avance. Covid ou non, nous sommes dans un mouvement de transformation et nous devons l’accompagner », a-t-elle déclaré. Elle a aussi affiché la volonté de la Région d’inscrire la transition écologique dans sa stratégie de formation.