« Pendant le confinement, le Visa + a pris encore plus de sens »
 

« Pendant le confinement, le Visa + a pris encore plus de sens »

par Kogito. Le 01/02/21 15:12. Localisation : 18, 28, 36, 37, 41, 45.
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L’équipe d’animation Libres savoirs a organisé, le 15 décembre dernier, un atelier d’échanges de pratiques autour de la mise en œuvre du Visa + Parcours vers l’emploi.

« Nous sommes ravis de constater que, malgré les difficultés de réalisation du Visa + liées au contexte sanitaire ou à des soucis de logistique, c’est toujours le positif qui ressort et que vous avez envie de n’en garder que les bons souvenirs. Nous vous remercions pour votre capacité à valoriser les réussites », s’est réjouie Anita Mezard, responsable de l’accompagnement technique et référente de la professionnalisation Libres savoirs, lors de l’atelier virtuel du 15 décembre. Une vingtaine d’organismes de formation ont participé à cet événement organisé par l’équipe d’animation Libres savoirs afin d’échanger autour de la mise en œuvre du Visa + Parcours vers l’emploi. Cet atelier avait un double objectif : partager les retours d’expériences et identifier les conditions de réussite pour les trois blocs constitutifs de ce dispositif (projet collectif, accompagnement individuel et formation modulaire agile).

Communication, équipement, cohésion, positionnement… Les clés de réussite des différents blocs

Pour réfléchir aux conditions de réussite du projet collectif, de l’accompagnement individuel ou des « modules agiles », les représentants des organismes de formation se sont divisés en trois groupes. Quelques minutes plus tard, ils ont effectué une mise en commun des clés du succès de chaque bloc. Pour la partie projet collectif, les participants ont souligné l’importance de disposer d’un équipement informatique, de pouvoir créer plusieurs espaces et de travailler en sous-groupes. Ils ont également insisté sur le rôle primordial du formateur, qui contribue à mettre en cohérence les différents blocs et à créer une cohésion de groupe : « Il doit accueillir les stagiaires dans un cadre de bienveillance et de non-jugement pour créer un lien entre les apprenants et l’équipe pédagogique », indique Marion Kervella, conseillère en formation continue au Greta Cœur 2 Loire. Le projet collectif aide par ailleurs les stagiaires à mettre en avant des compétences et l’expérience acquises tout au long de leur parcours. II peut perdurer au-delà du Visa et laisser une trace sur leur territoire. Concernant l’accompagnement individuel, la capacité d’écoute et la relation de confiance installée par le formateur apparaissent une nouvelle fois comme des clés de réussite. Pour les centres de formation, il semble par ailleurs fondamental de mobiliser des associations et des partenaires pour régler certaines problématiques extérieures (transport, logement…) et de disposer d’un espace dédié pour les temps d’expression individuel. Enfin, pour la formation modulaire agile, une bonne communication au sein de l’équipe pédagogique paraît essentielle afin d’assurer le suivi des apprenants et la cohérence de la formation. Il s’agit également de bien positionner les apprenants en amont pour connaître les besoins de chacun et pouvoir leur proposer un parcours personnalisé. « Le niveau des stagiaires peut être très différent donc un positionnement sûr est primordial pour réussir les modules. Nous pouvons ainsi créer de petits groupes en fonction des niveaux et cela permet de les accompagner de manière plus efficace », assure Catherine Perrot, directrice des formations et de la qualité à l’AFPP de Touraine. Autre point abordé : la nécessité d’éviter les situations trop scolaires, en organisant par exemple des sorties ou des ateliers (théâtre, photographie, visite de musée…) afin de varier les modalités pédagogiques et de multiplier les espaces de travail.

Le Visa + pour changer les regards

Suite à ces retours, des organismes de formation se sont montrés enthousiastes quant à leur expérience. « Pendant le confinement, le Visa + a pris encore plus de sens. Il a été une bouée de sauvetage pour certains apprenants. Ça a été formidable de voir ce qu’ils ont réussi à mener. La structure de ce dispositif nous a permis de sceller nos équipes dans un moment compliqué. Le Visa + a été un rayon de soleil », a témoigné Yannick Terrasson, conseiller en formation continue au Greta Val de Loire. Si Brigitte Leroy-Pianetti, directrice et coordinatrice pédagogique d’AGAFOR, se réjouit de voir que les employeurs changent de regard sur les publics participant à ces formations, Samia Boumedjmadjene, conseillère en formation continue au Greta Berry, assure que les stagiaires se voient eux aussi différemment : « Cela change le regard des personnes sur elles-mêmes. C’est vraiment génial de réussir ça. »

L’après-midi s’est terminée par la présentation de projets collectifs en « 60 secondes chrono ». Les participants ont ainsi découvert le projet de création d’une association de demandeurs d’emploi d’Emergence, l’annuaire des bons plans d’Orléans de l’Infrep ou encore le journal « Les débrouillards + » du Greta Cœur 2 Loire (ELS Châteaudun) et de l'INSTEP.