C.FOR mise sur le distanciel
 

C.FOR mise sur le distanciel

par Kogito. Le 04/05/21 11:10. Localisation : 36.
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Depuis le premier confinement de mars 2020, C.FOR (36) organise ses formations à distance. Un choix assumé qui a permis à l’organisme de formation de très vite s’adapter suite aux nouvelles annonces gouvernementales du 31 mars dernier.

Depuis le début de la crise sanitaire, chaque organisme de formation tente de s’adapter à la situation : maintenir les formations en présentiel, passer au distanciel ou mixer les deux. C.FOR a choisi la deuxième option, dès le premier confinement, en mars 2020. Les nouvelles annonces gouvernementales du 31 mars ont donc été bien accueillies par le centre : « Le premier Visa du nouveau programme régional de formation (PRF) démarrait le 1er avril, ce n’était pas de chance. Il faut s’adapter à tout, tout le temps, et finalement lorsque ces annonces sont apparues, je me suis dit que ce n’était pas si grave. J’avais conservé une forme de prudence, beaucoup de formations continuaient d’être menées à distance hormis les formations que nous mettions en place pour les bénéficiaires de la protection internationale. J’ai averti tout de suite les formateurs que l’on allait passer en tout distanciel », explique Marie-Lou de Pommayrac, dirigeante de C.FOR. L’organisme de formation a donc réadapté son organisation et, depuis début avril, un Visa a démarré chaque semaine. Deux Visas Pro numérique, un Visa Compétences professionnelles et deux Visas 3 en 1 ont ainsi été lancés.

Lorsqu’ils accueillent de grands débutants en formation, les formateurs s’autorisent tout de même à organiser la première journée en présentiel. « Nous leur expliquons comment fonctionne le distanciel et quelques points administratifs. Cela les rassure. » Les horaires ont également été ajustés. « En bureautique par exemple, nous pouvons faire des cours le soir. Nous nous sommes dit que l’un des deux parents pouvait s’occuper des enfants ou que, lorsque la journée des enfants était terminée, il était possible de les occuper pendant une heure. Mais nous avons aussi proposé des classes dans la journée et, finalement, les apprenants arrivent à s’organiser. » Pour ceux qui ne peuvent pas assister à un cours, pour raison médicale par exemple, le cours est enregistré et un compte rendu est envoyé en fin de séance. « Les stagiaires peuvent toujours appeler le formateur si quelque chose leur pose problème, s’ils ont une difficulté pour revoir la classe en différé, s’ils ne parviennent pas à télécharger un document… », précise Marie-Lou de Pommayrac. Un point est aussi réalisé avec chaque stagiaire tous les deux jours.

Des formateurs à l’écoute


En plus de leurs fonctions pédagogiques, les formateurs sont à l’écoute des apprenants. « La première étape, c’est de les rassurer, de les accompagner sur leur vie quotidienne avant même d’aborder les points de formation. Un stagiaire qui est malheureux en ce moment parce qu’il doit gérer sa famille, ses contraintes financières, sa recherche d’emploi ou les devoirs de ses enfants, ça peut avoir des conséquences sur la qualité du travail qu’il fournit ou sur sa motivation. Nous devenons donc des confidents. » Outre cet accompagnement, le distanciel entraîne plus de travail pour les formateurs : une plus grande anticipation est nécessaire, la préparation des cours demande plus de temps, tout comme la vérification des exercices.

Mais la dirigeante de C.FOR se veut optimiste : « Je sais qu’en ce moment j’ai besoin de rassurer les formateurs et de les encourager à monter en compétence, notamment dans le domaine du digital… » Elle n’imagine en effet pas le retour au 100% présentiel et estime que chacun doit être capable de s’adapter au tout digital. « Nous allons nous rendre compte que, finalement, il y a beaucoup de choses intéressantes dans le distanciel. Cela nous fait gagner du temps, de l’énergie… C’est aussi agréable pour les apprenants. Nous pourrons, en parallèle, privilégier le présentiel pour les grands débutants ou pour les gens qui ont besoin d’être resociabiliser. C’est un peu comme ça que je vois l’avenir : mixer le distanciel et le présentiel et l’adapter en faisant du sur-mesure. »