Visa + à Montoire-sur-le-Loir : «  Sans la formation, je ne sais pas où je serais aujourd’hui, je n’aurais sans doute ni formation, ni emploi »
 

Visa + à Montoire-sur-le-Loir : «  Sans la formation, je ne sais pas où je serais aujourd’hui, je n’aurais sans doute ni formation, ni emploi »

par Kogito. Le 04/03/21 14:29. Localisation : 41.
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Kevin et Vincent, stagiaires du Visa + Parcours vers l’emploi à Montoire-sur-le-Loir expliquent comment cette formation leur a permis de se remettre à niveau, d’approfondir leur projet professionnel et de reprendre confiance en eux.

« Je ne regrette pas d’avoir participé à la formation. Sans ça, je ne sais pas où je serais aujourd’hui, je n’aurais sans doute ni formation, ni emploi. » Ces mots sont ceux de Kévin, l’un des treize stagiaires du Visa + Parcours vers l’emploi organisé par le Greta Val de Loire à Montoire-sur-le-Loir. Depuis le 20 décembre 2020 et jusqu’au 3 mars, les apprenants alternent entre remise à niveau en français, mathématiques et bureautique, travail sur le projet collectif, approfondissement du projet professionnel, ateliers divers et séances avec une psychologue du travail. « Nous travaillons avec des publics éloignés de l’emploi qui ont besoin d’une transition pour envisager une formation ou un emploi. L’objectif est qu’ils soient reboostés, qu’ils aient réfléchi à leur projet pour l’avenir, qu’ils aient monté en compétences et qu’ils puissent faire un travail sur la confiance en eux et l’image qu’ils ont d’eux-mêmes », explique Valérie Talotte, conseillère en formation continue au Greta Val de Loire.

Pour travailler sur ces points, l’association vendômoise Parenthèse est intervenue lors d’ateliers de sophrologie, de conseils en image ou de socio-esthétique. « Cela nous permet de nous lâcher un peu plus. Je n’avais pas vraiment d’estime de moi mais, depuis que j’ai commencé la formation, je me sens vraiment plus à l’aise », assure Kevin. Ces séances ont également aidé Vincent : « Nous avons par exemple appris ce qu’il faut porter pour un entretien. Ce sont des choses auxquelles on ne pense pas forcément mais la première impression d’un patron est importante. »

13 stagiaires, 13 parcours différents

Durant près de trois mois, chaque apprenant a par ailleurs progressé sur ses points faibles grâce à un suivi personnalisé. « C’est très individualisé, assure Valérie Talotte. Nous avançons avec le groupe en fonction des besoins. Quand certains font des mathématiques, d’autres font du français ou travaillent sur le projet collectif. C’est un luxe car nous ne pouvons pas faire ça pour toutes les actions de formation. Au final, il y a treize stagiaires et treize parcours différents. » Une individualisation appréciée par les participants au Visa : « C’est un vrai plus. C’est au cas par cas, les formatrices prennent beaucoup de temps pour chacun d’entre nous. Elles sont très patientes. Cela nous aide énormément », affirme Vincent. Ce Montoirien de 29 ans a ainsi progressé en français et appris les bases de Word et d’Excel. « La formation m’a beaucoup apporté, ne serait-ce que pour éviter de faire des fautes d’orthographe et des erreurs de conjugaison dans une lettre de motivation ou un CV. Je ne deviendrai pas professeur de français demain mais j’ai bien avancé », plaisante-t-il. Kevin rejoint son camarade : « Le Visa m’a permis de retrouver de bonnes bases en français et en maths. Il fallait notamment que je fasse attention aux fautes d’orthographe. Ce sont des bases mais j’ai réappris ce que je ne savais pas et j’ai pu corriger mes erreurs », confie le jeune homme de 18 ans.

Le projet collectif pour travailler sur l’esprit d’équipe

Les stagiaires ont aussi réalisé un projet collectif qui les a amenés à travailler sur l’esprit d’équipe. Ils ont ainsi fabriqué un jeu de société sur l’emploi et le territoire, qui, à terme, pourra être utilisé par la Mission Locale, Pôle Emploi ou lors d’autres actions de formation. Ensemble, les apprenants ont décidé que leur jeu prendrait la forme du jeu des serpents et des échelles, ont discuté des différents thèmes abordés (territoire, orientation, emploi, aides…), ont validé les règles, ont créé un logo… « Le projet collectif a permis un travail en équipe, ce qui est important pour l’accès à l’emploi ou à la formation. Nous avons eu une très belle collaboration. Il a aussi permis de créer du lien puisque des affinités de travail se sont formées », indique Cécile Brossard, formatrice référente. Cette notion de cohésion de groupe a été une découverte importante pour Kevin : « L’esprit d’équipe, je ne l’ai jamais eu. Le projet m’a donné confiance et m’a montré que travailler en équipe est possible et qu’il faut persévérer. » Un point de vue partagé par Vincent qui met en avant la cohésion du groupe tout au long de la formation : « Tout le monde parle avec tout le monde. Dès que l’on constate qu’une personne a un problème et que nous pouvons l'aider, nous allons l’aider. »

Enfin, les quinze derniers jours de la formation ont été consacrés à l’après Visa. « C’est important pour que tout le travail accompli pendant la formation ne retombe pas comme un soufflé. Ils sont dans une bonne dynamique, ils ont repris un rythme de travail… Il faut garder un objectif à la sortie de formation », précise Cécile Brossard. Suite à cette formation, Kevin souhaite continuer dans le domaine de l’animation. Fin février, il a passé la première partie du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA). Il a également postulé pour commencer une mission de service civique en accueil à la sous-préfecture de Vendôme en avril, avant de finir son diplôme. Vincent, qui rêve de devenir menuisier, a la possibilité de préparer un CAP menuisier agenceur à l’AFPA de Chartres ou avec le Greta, à Saint-Pierre-des-Corps.