Visa + au Greta Berry : les stagiaires perdent leur salle mais continuent leur formation
 

Visa + au Greta Berry : les stagiaires perdent leur salle mais continuent leur formation

par Kogito. Le 11/12/20 18:34. Localisation : 18.
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Commencé 15 jours avant le deuxième confinement, le Visa + organisé par le Greta Berry aurait pu s’arrêter suite à la perte de leur salle de formation. Une situation qu’ont voulu éviter le centre de formation et les stagiaires.

Que faire lorsque la salle où vous accueillez vos stagiaires chaque jour vous est devenue inaccessible ? C’est la situation à laquelle a dû faire face le Greta Berry suite au confinement du 28 octobre. Alors que dix apprenants suivent un Visa + Parcours vers l’emploi depuis seulement quinze jours, ils ont été obligé de déménager. « Nous avons alors cherché un peu partout une solution de replis, avec l’aide de la Mission locale. Nous avons finalement été accueillis par la commune de Saint-Satur, au centre socio-culturel. Ils ont été très réactifs. », raconte Françoise Jacquet, conseillère en formation continue au Greta Berry.

Pendant trois jours, les apprenants se retrouvent cependant chez eux, sans pouvoir continuer leur formation. Pour qu’ils ne se retrouvent pas désemparés, l’équipe de l’organisme reste en contact avec eux chaque jour. « Nous avons continué à maintenir le lien social à distance. C’était très frustrant pour eux car la formation commençait à prendre sens. Nous leur demandons de conduire un projet collectif, qui est la réalisation de vidéos courtes sur les métiers de la vigne. Les deux premières semaines ont permis de poser le projet, de répartir les rôles… Ils devaient entrer dans le concret quand tout s’est arrêté. »

« Ça a été très angoissant »

Cette petite interruption a en effet été difficile à vivre pour les stagiaires. Sylvie, revenue dans son Berry natal début août pour des raisons familiales, a eu peur de voir le Visa prendre fin. « Ça a été très angoissant. Nous attendions tous derrière notre téléphone ou notre ordinateur pour savoir ce qui allait se passer, si nous allions pouvoir continuer ou non. Nous nous appelions entre nous à la recherche de nouvelles informations. Nous étions tous satisfaits de notre formation et nous voulions aller jusqu’au bout », explique cette femme de 56 ans. Mais, pour poursuivre, le présentiel est indispensable pour plus d’un apprenant. Celle qui travaillait dans le domaine du service à la personne et qui souhaite se reconvertir dans la vente ou l’accueil l'assure : « Pour moi, en distanciel, cela aurait été très compliqué, puisque je suis aussi là pour apprendre à me servir d’un ordinateur. Je n’aurais donc pas été capable de suivre la formation à distance. En plus, là où j’habite, nous avons une très mauvaise connexion. La formation se serait donc arrêtée net. »

Ce n’est donc plus à Sancerre mais bien à Saint-Satur que les participants continueront à se retrouver chaque jour jusqu’au 16 décembre afin de travailler sur leur projet collectif, suivre les « modules agiles » ou séances de remise à niveau en français, mathématiques et informatique selon leurs besoins. Les sessions d’accompagnement individuel avec un conseiller en insertion professionnelle sont quant à elles réalisées à distance, en visio ou au téléphone.